« Je t’aime, Beatriz. Et je le dirais pour nous deux aussi longtemps qu’il te le faudra. » (chap. VIII)
En bref
Rencontrée dans l’enfer carcéral de Tijuana, Esméralda est devenue le rayon de soleil et l’ancre émotionnelle de Béatrice. Bien qu’elle se présente comme une simple trafiquante de drogue, elle est en réalité une bruja (sorcière) dotée d’une clairvoyance naturelle et d’un lien profond avec les esprits (tlalmiqui). Tuée par une lamie au service de l’Élue Tlazolteotl, sa mort physique n’a pas rompu leur lien. Guidée par Boucles de Sang, elle revient depuis Dùuzal (le monde des rêves) pour protéger Béatrice, quitte à défier la Faucheuse en personne.
Relations
Béatrice · Joaquin · Estéfania · Boucles de Sang · Dagmar
Première apparition
Tijuana
Description physique
Cheveux longs et lisses, dont le mouvement « vivant » est régulièrement souligné. Yeux noisettes. Teint mordoré. Visage lumineux, marqué par un sourire particulièrement chaleureux. Corpulence menue et souple, en contraste avec la musculature de Béatrice. Porte volontiers des vêtements féminins mais pratiques ; dans le monde des morts, elle apparaît notamment en crop top blanc, pantalon cargo gris-noir et baskets, avec un maquillage travaillé autour des yeux. Une fragrance vanillée, douce et florale, associée au savon de tubéreuse l’accompagne où qu’elle aille.
Âge :
estimé à 23-25 ans au moment de sa mort
Pouvoirs / particularités
Bruja (clairvoyance, médiumnité) · lien avec les esprits (tlalmiqui) · Dùuzalienne au service de Boucles de Sang
🌸 Interview
Quelle fleur vous représente ?
« L’iris. On la dit messagère des dieux ! »
Que feriez-vous pour retrouver quelqu’un que vous aimez ?
« Je suis devenue la voix de Boucles de Sang. Si besoin, je traverserai l’enfer, j’affronterai S’kyark ou je deviendrai un esprit errant pour embrasser Béatrice et la protéger. »
Croyez-vous que les morts ne deviennent « rien » après leur trépas ?
« Non. Tant qu’une personne se souvient d’eux, pour les appeler ou les aimer. Je n’existe plus physiquement. Mon amour, lui, survit grâce à Béa. Les morts disparaissent quand on ne les honore plus. Béatrice… elle ne détournera jamais les yeux de moi. »
Que pensez-vous de Béatrice ?
« J’aimerai qu’elle se voie à travers mes yeux. Ce n’est pas une tueuse détachée. C’est une femme forte qui protège les enfants, qui aime avec une férocité capable de terroriser les dieux. C’est… ma gata, ma chatte sauvage. Je ne disparaîtrai qu’avec elle à mes côtés. »
Qu’est-ce que vous ne regrettez pas ?
« Le coup du matelas ? » (petit rire) « De lui avoir dit « Je t’aime », de l’aimer, de m’être attachée à elle. Je préfère mourir encore et encore, que de ne pas avoir goûté une seule fois à ses lèvres. »
Que représente Dùuzal pour vous ?
« Le monde des rêves et des souvenirs offre tant de possibilités ! J’aime visiter les autres dùuzaliens – surtout Dagmar ! Je suis libre, malgré mon travail auprès de Boucles de Sang. Il m’encourage et m’aide à veiller sur Béa. Il me rappelle quelqu’un sous son autre forme, mais ça c’est un secret. »
À qui faites-vous confiance parmi les morts ?
« À ceux qui ont aimé comme moi. Les tlalmiqui me guident avec Misha et Giulia. Ils veillent aussi sur Béa. Je me méfie des dieux, qu’ils viennent de Zéro Absolu ou du Monde des Trois. Les âmes qui ont connu la douleur de la perte et qui choisissent quand même l’amour ? Oui, eux aussi, je les suis. »
Que pensez-vous de la Faucheuse ?
« C’est un enfant capricieux qui joue avec des allumettes dans une poudrière. Iel a oublié qu’iel est l’outil de la Mort, et non son incarnation. Et son jugement envers Béatrice ? Ma mort ne l’a pas brisé, elle a créé une femme qui n’a plus rien à perdre et tout l’amour du monde pour se battre. »
Quel souvenir refusez-vous de laisser disparaître ?
« Notre temps à la buanderie. L’odeur de la lessive, le soleil sur nos peaux, nos rires étouffés pour ne pas alerter les gardes. Et ce moment, juste avant la fin, où elle m’a dit qu’elle m’aimait. Ce souvenir m’appartient à jamais. »
Si vous pouviez dire une seule chose à Béatrice, laquelle ?
« Elle le sait déjà. »
🔎 Le saviez-vous ?
- Esméralda n’a pas de nom de famille connu dans le récit, pour représenter son effacement social avant sa rencontre avec Béatrice.
- Elle a grandi à Nezahualcóyotl (bidonville mexicain) avec son frère, Joaquim.
- Béatrice lui a appris à lire.

