Montrer, ne pas raconter : l’art de faire vibrer vos lecteurs

Vous avez déjà entendu parler du « show, don’t tell » ? Cette expression anglo-saxonne, qui signifie littéralement « montre, ne dis pas », est un principe fondamental de l’écriture créative. L’idée est simple : au lieu de dire à votre lecteur·trice ce qu’un personnage ressent ou ce qui se passe, montrez-le lui à travers des descriptions, des actions et des dialogues.

Pourquoi cette technique est-elle si importante ?

En montrant plutôt qu’en racontant, vous plongez votre lecteur·trice au cœur de votre histoire, lae faisant vivre de l’intérieur. Cela rend votre récit plus vivant, plus immersif et plus mémorable.

Quelques conseils pour mettre en pratique le « show, don’t tell » :

Utilisez les cinq sens :
Impliquez la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût dans vos descriptions. Par exemple, au lieu d’écrire « Il était heureux », vous pouvez décrire le sourire qui illumine son visage, les papillons dans son ventre ou le chant des oiseaux qui l’entoure.

Montrez les actions, pas les émotions :
Au lieu d’écrire « Elle était en colère », montrez-la en train de serrer les poings, de rougir sous l’émotion ou de lancer un objet contre le mur.

Utilisez des métaphores et des comparaisons :
Ces figures de style permettent de créer des images vives dans l’esprit du lecteur·trice. Par exemple, vous pouvez comparer la colère d’un personnage à une tempête ou l’amour à un feu qui brûle.

Faites parler votre corps :
Les postures, les gestes et les expressions du visage peuvent en dire long sur ce que ressent un personnage.

Mettez-vous à la place de votre lecteur·trice :
Imaginez que vous découvrez l’histoire pour la première fois. Quels détails vous permettraient de comprendre les émotions et les pensées des personnages ?

Des exemples concrets pour vous inspirer :

L’amour – « Ils étaient amoureux. »

Son regard se posait sur elle comme un soleil d’été. Un sourire naissait doucement sur ses lèvres, illuminant son visage entier. Leurs mains se frôlaient légèrement, comme si elles cherchaient à se rejoindre.

La peur – « Il avait peur. »

La sueur perlait sur son front alors qu’il tendait l’oreille. Son cœur tambourinait contre ses côtes, à un rythme effréné. Chaque ombre, chaque bruit le faisait sursauter.

La colère – « Elle était furieuse. »

Ses yeux brûlaient de rage. Sa voix, rauque et menaçante, résonnait dans la pièce. Elle frappa du poing sur la table, faisant trembler les verres.

Une petite anecdote

Cette technique est importante et reste difficile à appliquer par moment. Pour Zéro Absolu, je retombe parfois dans mes travers avec des « Elle est en colère/a peur » assez directs. C’est pour cela qu’il est important d’être relu. L’une de mes bêta-lectrices m’aide énormément à viser les passages concernés et à les améliorer.

Pour conclure cet article

Le « show, don’t tell » est un outil précieux pour rendre votre écriture plus riche et plus immersive. Alors, n’hésitez pas à l’expérimenter et à le faire évoluer selon votre style !

Et vous, quelles sont vos astuces pour mettre en pratique le « show, don’t tell » ?N’hésitez pas à partager vos expériences et vos questions en commentaires !

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