
Définissons-le ensemble
Le syndrome de l’imposteur se résume en un sentiment de ne pas être à la hauteur, de tromper autrui malgré ses réussites, d’être seul·e et acculé·e.
La peur d’être un « faux » écrivain nous alourdit. On se compare sans cesse aux autres, car ils écrivent « mieux », ont une communauté plus importante/active ou tout simplement parce qu’ils sont publiés.
Ce syndrome nous empêche d’apprécier la valeur réelle de notre travail, nos qualités et nos réussites.
Des solutions accessibles pour retrouver confiance
Il est important de se rappeler que non, nous ne sommes pas seuls dans ce cas. Partager nos expériences est primordiale. À nous de mettre des mots sur nos maux et de nous en libérer.
Célébrons nos petites victoires : pour ceux le souhaitant, les commentaires vous sont grands ouverts. Nous pouvons aussi partager ces victoires, même la plus modeste, sur les réseaux sociaux avec un hashtag que nous choisirons ensemble !
Sortons de notre zone de confort : partageons notre travail, participons à des ateliers d’écriture, parlons ensemble de nos hauts et de nos bas.
Pratiquons la bienveillance envers nous-même : une pensée négative ? Enchaînons-là avec une positive. Ma préférée ? « J’aime ce que j’écris. Un jour, ça touchera quelqu’un et c’est beau. »
Se concentrer sur son propre parcours : chacun avance à son rythme, il est inutile de se comparer. Nous sommes tous différents : que cela soit dans nos goûts, notre perception du monde ou nos objectifs. Au lieu de se dire qu’on est nul comparé aux autres, nous devons plutôt nous focaliser ce que l’on aime dans leur écriture et comment nous pourrions produire la même émotion chez nous avec nos mots.

L’entraide : une clé pour vaincre le syndrome
Les ateliers en ligne :
Il en existe pour tous les goûts et tous les niveaux. En t’inscrivant à l’un d’eux, tu t’entraîneras dans une bonne ambiance avec d’autres personnes. En plus de pouvoir découvrir du monde, des plumes similaires ou différentes de la tienne, de rencontrer des personnes dans le même cas que toi, tu ne seras plus isolé·e !
Se lancer son propre défi :
Les bancs de l’école sont loin (ou pas), cependant repartir de zéro peut avoir du bon ! En se mettant dans les chaussures d’un lycéen, lance-toi un défi : rédaction, commentaire, création d’un article basé sur une photo, un monologue de théâtre, un poème… Fixe-toi seulement des consignes précises qui t’aideront à te focaliser sur la forme, tout en expérimentant le contenu avec les limites imposées.
Les bienfaits de l’échange :
Partager nos doutes et nos réussites, c’est s’ouvrir à soi-même et le premier pas pour s’accepter. En exprimant ce qui ne va pas, nous extériorisons ce qui nous pèse et nous aidons notre entourage à mieux nous comprendre et soutenir. Cela leur permet aussi de nous offrir des perspectives nouvelles.
« Je me sens nul·le. » ne s’encrera plus en nous. « Moi, j’aime ce que tu écris. Tu as fais quelque chose de beau. » le remplacera avec le soutien de nos proches.
Célébrer nos réussites, qu’on les juge petites ou non, c’est motivant et inspirant pour ceux qui nous entourent ainsi que ceux connaissant les mêmes difficultés que nous ! Les expériences des autres ne doivent pas devenir une source de jalousie, mais un moyen d’apprendre de leurs erreurs et leurs succès.
En somme : partager et écouter sont nos clefs pour grandir, évoluer et tisser des liens.

Reprendre confiance en soi :
Je te propose ces trois exercices :
La visualisation créative :
Ferme les yeux, imagine-toi réussir là où habituellement tu es dans une situation malaisante (arriver à dire non, faire un gâteau qui a la fâcheuse tendance de rater…). Concentre-toi sur tes émotions, tes gestes, la réaction des autres (des applaudissements, des encouragements). Petit à petit, cette image mentale pourra devenir ta réalité.
La visualisation permet de créer une nouvelle association à la réussite. En faisant cet exercice régulièrement, tu renforceras ta confiance en ta capacité à atteindre tes objectifs.
Le journal de la gratitude :
Comment ? Tous les jours, consacres-toi un peu de temps. Note au moins 3 choses pour lesquelles tu es reconnaissant·e, que ce soit une grande réussite (parler à son béguin, une promotion…) ou une petite joie du quotidien (un dessert que l’on aime, un câlin de notre félin…).
En transcrivant ta gratitude à l’écrit, tu valorises cette émotion et ces évènements. Cela te servira aussi de mémento positif qui renforcera ta confiance en tes propres compétences.
Le journal des réussites :
Encore un journal, différent à un détail majeur : note les objectifs que tu as atteint. Peu importe leur grandeur. Ce n’est rien pour le voisin, et alors ? Pour toi, c’est une réussite. Et ça a toute son importance ! Tu peux aussi ajouter des détails sur ce que tu as appris, les difficultés surmontées, les personnes avec lesquelles tu as partagé cette réussite.
En relisant ce journal quand tu en sentiras le besoin, tu te rappelleras de tes capacités. Cela te motivera aussi à continuer ta progression.
Conseils bonus :
-> La régularité est essentielle. L’adage veut qu’au bout de 30 jours cela devienne une habitude ! Ne te contraint pas non plus, rien que remplir ton journal de gratitude un jour sur deux est une réussite.
-> Sois spécifique : ne lésine pas sur les détails. Cela t’aidera à mieux invoquer en toi ces instants quand tu en as besoin. Magique, n’est-ce pas ?
-> Sois patient·e. Reprendre/renforcer sa confiance en soi demande du temps. Ne te décourage pas si tu ne vois pas des résultats immédiats.
-> Si tu te sens frustré·e, parle-en à ton entourage. Chaque personne possède une expérience qui la rend riche en conseils. Plus elle te connaîtra, mieux elle sera t’aider et te guider.
-> Adapte ces exercices à tes besoins. Personnalise-les selon toi, tes objectifs et préférences. N’hésite pas à expérimenter et trouver l’exercice qui te convient le mieux.

Un dernier mot
Le syndrome de l’imposteur ne signe pas notre fin d’auteur·e. C’est un obstacle que nous pouvons surmonter. En parler, participer à des ateliers, devenir une part de l’équation : tout cela nous aide et nous permet d’acquérir les bons outils pour déconstruire ces croyances négatives.
Tu n’es pas un·e imposteur·rice.
Tu es à la hauteur.
Tu n’es pas seul·e.

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