D’une étincelle

Elle ne peut plus respirer, dans la nuit noire
Comptant, décomptant, listant, rayant ses déboires
Perdue, malheureuse, depuis le premier jour
Deux décennies, impossible de voir le tour

Tout bouge vite dans toutes ses « vies » connues
Devant les affres des traumatismes à nu
Un masque qui se forge, jovial, rêveur
Là où n’existe que peine mêlant l’horreur

La démarche chancelle face à feue lueur
Les pieds qui s’engoncent dans les flasques boueuses
Elle se questionne, se cherche douceur
Les relations défilent, toutes douteuses

Un lampadaire, dépassé, avec ardeur
Elle réalise, comprend, sans entourloupe
La vérité l’allège non sans une peur
Invisibles, les ciseaux préparés découpent

Les liens la maintenant cruellement captive
Sont, un à un, réduits en petites ficelles
Le jour s’élève, visage tourné vers rive
Petit à petit, s’épanouira la belle

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